Astrodivinum

Le livre de la main

La Morphologie

Elle repose sur un modèle de l'homme et sur six hypothèses fondamentales.

Le modèle émotionnel de l'homme

« On peut définir l'homme par un besoin d'exprimer et une aptitude à ressentir. » Chacun porte en lui le besoin impérieux de traduire au-dehors ses dynamiques profondes, que ce soit par la parole, les actes, les sentiments, les mimiques, les rêves, etc. Il possède aussi la faculté de percevoir ce monde extérieur par ses cinq sens. On peut alors définir le vécu comme l'interaction du ressenti et de l'expression.

Les hypothèses fondamentales

Hypothèse de base : la morphologie de la main d'une personne peut donner à voir sa personnalité, son caractère, ses potentialités et sa dynamique fondamentale.

Hypothèse géographique : la main se compose d'un ensemble de zones et de sous-zones, chacune tenant un rôle propre dans la formation de la personnalité. Les zones principales sont la paume, qui figure le monde intérieur, le pouce, chargé de structurer l'inconscient selon les règles du monde extérieur, et les doigts, organes qui négocient entre nos désirs et leur acceptation par les autres.

Hypothèse des flux d'énergie : un flux d'énergie parcourt la main. Lorsqu'il descend du bout des doigts vers la paume, il traduit notre capacité de ressentir ; lorsqu'il remonte du poignet vers les doigts, il traduit notre nécessité d'expression. Le vécu naît de la rencontre de ces deux flux.

Hypothèse de la maturation des pulsions : le long de son trajet dans la main, le flux d'expression connaît une maturation, c'est-à-dire une structuration et une codification toujours plus fines, qui le fait passer d'un état archaïque à un état secondaire marqué par l'acquisition d'un langage avec le monde extérieur. Le flux de ressenti, lui, suit le chemin inverse. C'est cette maturation qui change la pulsion en un désir formalisé et exprimé : elle met en forme un message sans en toucher le contenu profond.

Hypothèse des dilatations-rétractions : dans la main, les flux circulent aisément à travers les zones dilatées ou larges, et difficilement à travers les zones rétractées ou étroites (à la manière d'un cours d'eau, paisible quand son lit est vaste, agité quand il est étroit ou accidenté). C'est l'alternance des zones dilatées et rétractées qui façonne la morphologie de la main. Elle fixe le trajet des flux et, par là, les zones géographiques où leur interaction produira le vécu. Ainsi la morphologie de la main figurera la personnalité.

Hypothèse de la tonicité : une zone dure ou tonique favorise les mécanismes d'expression, d'émission et de réalisation vers l'extérieur. À l'inverse, une zone souple ou atone favorise les mécanismes liés à la faculté de ressentir, de recevoir, de se laisser imprégner par le monde extérieur. La topologie tonique se rattache donc à l'activité, la topologie atone à la passivité.

Encadré : Construction d'un modèle

Pour mieux saisir les informations psychologiques, on rapproche le modèle morphologique d'un modèle psychanalytique (le modèle freudien de S. FREUD). Ce modèle ne relève pas d'une psychologie du comportement direct : il décrit une réalité psychique qui se tient sous le comportement manifesté, et c'est de cette réalité décrite que découle une explication du fonctionnement. Voici un choix assumé, qui ne prétend prendre parti dans aucune querelle d'école : « Mon métier de psychothérapeute m'a permis, au fil des années, d'explorer l'homme et de constater une concordance entre la morphologie de la main et la réalité psychique des sujets. Il ne s'agit pas de plaquer la théorie freudienne par association directe ; mais cette pensée, autonome par elle-même, m'a servi à illustrer une autre construction : la théorie du trépied, que l'expérience empirique confirme. »

Les planches

Le modèle morphopsychologique
Schéma— Le modèle morphopsychologique

schéma mettant en correspondance le modèle psychologique freudien et le modèle morphologique de la main - le « Modèle psychologique » (axe vertical Ressentir ↑ / Expression ↓ passant par sur-moi, ça, moi) est mis en regard, par des doubles flèches, du « Modèle morphologique » (axe Flux de ressentir ↑ / Flux d'expression ↓ passant par pouce, paume, doigts) : sur-moi ↔ pouce, ça ↔ paume, moi ↔ doigts.

Le trajet des flux
Schéma— Le trajet des flux

illustre l'hypothèse des flux d'énergie - le flux d'expression remonte du poignet vers les doigts tandis que le flux de ressenti descend du bout des doigts vers la paume, les deux venant s'entrelacer en boucle au centre de la paume.