Le livre de la main
Les lignes de la main — des hypothèses de base
Ce sont des sillons qui parcourent la face palmaire de la main et que l'on retrouve, en général, chez tout le monde. Il faut les tenir pour un élément morphologique à part entière, au même titre que les doigts, le pouce ou la paume.
Des hypothèses de base
Une ligne de la main est un signe qui donne à lire la traduction de notre vécu, l'empreinte de nos émotions et une capacité d'extérioriser nos états intérieurs, passés, présents et à venir. Elle est un phénomène qui mobilise une part plus ou moins grande de notre énergie. Régulatrice de notre dynamique personnelle, on peut la voir comme un moyen de communication inconsciente avec le monde extérieur, un moyen d'expression.
Hypothèse géographique
Une ligne, ou un fragment de ligne, exprime le vécu émotionnel de la zone qu'elle occupe, zone dont le rôle a déjà été établi.
- La ligne de vie, placée sur la zone d'activité, reflète notre vécu énergétique.
- La ligne de cœur, placée sur la zone affective, dit notre vécu émotionnel sensible, nos sentiments.
- La ligne de tête, qui relie les zones passives et actives, instinctives et affectives, traduit la formation du moi profond, appui de notre pensée et de notre aptitude à l'extérioriser.
Hypothèse des dilatations-rétractions
Elle dépend du tracé des lignes et tient dans le tableau ci-contre :
Ligne profonde / Ligne superficielle : quantité du vécu traduit - Ligne large / Ligne étroite : qualité du vécu traduit
Ligne profonde : elle signale qu'une forte quantité du vécu émotionnel se traduit dans la main. L'énergie dépensée pour tracer la ligne n'est évidemment plus disponible pour les autres formes d'expression.
Ligne superficielle : elle signale qu'une faible part du vécu émotionnel se traduit dans la main. Inscrire la ligne n'a coûté que peu d'énergie.
Ligne étroite : elle exprime un vécu concentré, focalisé et subjectif de la zone où elle se trouve. Elle est signe de secondarité et de nécessité d'expression.
Ligne large : elle révèle une dispersion du vécu émotionnel ; elle marque l'ouverture, la perméabilité au monde extérieur.
Relation des lignes et du terrain
On nomme terrain la morphologie de la zone où s'inscrit la ligne. C'est dans ce rapport au terrain que la ligne prend son sens.
Ligne profonde sur zone forte : elle exprime le vécu intense de la zone forte, mais l'énergie dépensée pour la tracer régule le trop-plein d'énergie disponible.
Ligne profonde sur zone faible : le peu d'énergie disponible part en grande partie dans le tracé de la ligne, et il en reste peu pour les autres moyens d'expression. Le vécu se trouve inhibé, entièrement replié sur le monde intérieur, sans pouvoir se dire.
Ligne superficielle sur zone forte : le vécu intense ne peut être régulé par le tracé de la ligne. D'où un risque de stress et l'éventualité de maladies psychosomatiques, surtout dans les périodes chargées en émotions.
Ligne superficielle sur zone faible : les réserves énergétiques sont faibles mais gérées au plus près de l'équilibre. Les tendances se vivent « à l'économie », mais de façon harmonieuse.
Ligne étroite sur zone forte : tout le vécu intense de la zone se ramasse sur un mode unique, l'énergie s'y focalise : forte implication, nervosité, hyper-excitabilité.
Ligne étroite sur zone faible : l'énergie disponible est faible, mais canalisée pour porter au maximum. C'est le signe d'une bonne gestion, mais d'une énergie déficiente.
Ligne large sur zone forte : la forte énergie disponible se vit avec fougue, dispersée. Ce mal à canaliser ses élans conduit à réagir vivement aux événements extérieurs.
Ligne large sur zone faible : la faible énergie se vit sur un mode dispersé et ne parvient pas à se concrétiser. La forte perméabilité au monde extérieur engendre un comportement angoissé.
Les planches

Schéma des hypothèses de base : la sphère émotionnelle reçoit les messages du monde extérieur et les répartit en quatre issues - axe vertical Monde extérieur / Monde intérieur, axe horizontal Vécu direct / Vécu compensé. Quadrants : « Messages d'expression communication » (extérieur, vécu direct), « Manifestations émotives motricité » (extérieur, vécu compensé), « Traduction dans les lignes morphologie » (intérieur, vécu direct), « Psychosomatisation pathologie » (intérieur, vécu compensé). Au centre : « Sphère émotionnelle ».

Illustre l'hypothèse géographique : les trois lignes principales (Cœur, Tête, Vie) réparties sur les zones de la paume - axe vertical Affect / Instinct, axe horizontal Passivité / Activité.

Planche historique présentant l'attribution planétaire des parties de la main gauche (pour les personnes nées la nuit) : chaque doigt et son mont relèvent d'une planète - pouce Vénus, index Jupiter, majeur Saturne, annulaire le Soleil, auriculaire Mercure, centre de la paume Mars, bord cubital la Lune - les jointures étant numérotées (1, 2, 3) sur chaque doigt.