Astrodivinum

Le dictionnaire des visages

Les types mixtes, les compensations

LES TYPES « MIXTES» La morphologie du visage apporte une réponse concrète aux hésitations du psychologue Remplir les questionnaires de « tests» de caractère assigne un « profil psychologique» qui vous classe dans une famille précise d'individus, Passionné, ou Flegmatique, ou Amorphe, etc., dès lors que la cote tirée de vos réponses à l'une des séries de questions tombe nettement à l'un des deux bouts de l'échelle, huit, neuf, ou un, deux. Se prononcer sans nuance sur le « seuil d'excitation» exige d'être franchement Émotif ou franchement non Émotif. Or beaucoup de sujets, la plupart à vrai dire, obtiennent une « note» plus voisine du milieu que des extrêmes, soit 5. Et l'on peut se voir coté 5 de deux « manières»: ou bien, à chaque question, vous n'avez pas tranché nettement entre oui et non et avez retenu « ça dépend des cas», ou bien la moitié des questions a reçu une réponse positive et l'autre moitié une réponse négative, la note 5 ne représentant alors que la moyenne arithmétique de neuf et de un. Ces cas sont bien connus des psychologues, notamment celui du Sentimental, virtuose du « ça dépend», et celui du Colérique, dont les tests tracent des « dents de scie». Il reste qu'une avalanche de cinq soulève une vraie difficulté d'interprétation. Que dire, par exemple, d'un profil « plat»: 5. 5. 5? Voilà l'une des questions auxquelles la morphologie répond de façon très satisfaisante. La forme, de fait, appose sa marque sur la cote 5. Elle lui donne un sens concret, car bien des combinaisons de traits du visage peuvent conduire au diagnostic 5 tout en dévoilant la nature de cet équilibre. Elles « disent» qu'un conflit existe et que l'affrontement des tendances antinomiques aboutit à un « match nul», un score à « 5 partout», de même qu'elles révèlent une éventuelle « neutralité» du sujet quant à la propriété de caractère considérée. Voilà donc l'un des apports que l'on peut attendre de l'examen méthodique des types « mixtes» auxquels cette troisième partie se consacre. Le conflit intérieur. Les compensations Les régressions Il en est un autre, plus intéressant encore. Prenons un Extraverti, quel qu'il soit, et suivons sa conduite ordinaire. D'ordinaire, sa façon de réagir aux faits, aux idées, aux attitudes d'autrui affiche largement son Extraversion native. On a décrit ses « réflexes» de bonne insertion sociale, l'objectivité de sa perception des choses, la rapidité de ses ripostes et de ses décisions. Mais on constatera sans mal qu'il refoule aussi des penchants nets à l'Introversion. En a-t-il conscience? La plupart du temps, non. L'homme « compense» sa tendance de base non à la manière d'une banque qui effectue sa compensation quotidienne pour équilibrer ses comptes, ni à celle d'un médiateur qui « coupe la poire en deux» pour apaiser des belligérants, mais de manière involontaire, inconsciente et, au demeurant, imparfaite, voire inadaptée. Si on l'interroge là-dessus, il niera, de bonne foi. Ainsi vont nombre de comportements qui, aux yeux d'un observateur extérieur, trahissent clairement un trouble face à telle ou telle situation, trouble dont le sujet, lui, n'a aucune conscience. Un enfant meurt d'envie d'un gâteau, cela « se voit comme le nez au milieu de la figure»; il n'en est pas moins très surpris de s'être ainsi trahi, à son insu, inconsciemment. Ces compensations appellent d'autres observations encore. Inconscientes, elles sont également régressives. La tendance réprimée reste « fixée» au stade archaïque, infantile, où elle a pris naissance. Inconsciente, elle ne progresse pas avec la maturation de l'individu, avec l'édification de sa personnalité d'adulte, dans le processus d'« individuation» de l'être. Ces tendances régressives tiennent à l'expérience et à l'observation courante. Elles concernent tous les registres de la vie psychique. La vie cérébrale, par exemple: une imagination « réprimée» devient, avec l'âge, puérile, superbement fabulatrice, la crédulité se substitue à la réflexion, l'observation se relâche, la concentration devient impossible, comme chez ces enfants incapables de fixer leur attention sur un sujet plus de quelques minutes. La vie affective de même: la confiance tourne à la dépendance, l'agressivité au pugilat et aux coups de poing. L'homme digne et réservé fond en larmes en apprenant l'échec de son fils au baccalauréat. Et la vie instinctive pareillement: la veulerie étalée lors d'un jeu de société, ou le retour à l'oralité, la compensation par la nourriture aux moments difficiles. La forme objective le conflit et ses compensations On repère donc chez les types « mixtes» les attitudes conscientes du type morphologique dominant, tempérées par les tendances inconscientes et régressives des types secondaires, dits de « compensation». Ceux-ci orientent la conduite de l'individu selon les situations difficiles qu'il traverse et qui ne dépendent pas de son propre psychisme. En somme, la « mixité» ou le « mélange» morphologique pose cette question: comment des tendances contradictoires peuvent-elles coexister dans un même être (et l'on ne dira jamais assez la masse de contradictions simultanées que le psychisme sait nourrir), quelle est la nature des conflits intérieurs que ces tendances font naître, et de quelle manière, consciemment ou non, il s'y prend pour les résoudre, c'est-à-dire pour les endurer et les convertir en comportements plus ou moins cohérents, plus ou moins gratifiants. La composition des types mixtes. Personnalité dominante et personnalité complémentaire Le type fondamental, ou morphologie « de base», dépend de l'Extraversion ou de l'Introversion du sujet, autrement dit de la dilatation générale du bâti du visage, ainsi que du mode d'adaptation à son milieu, autrement dit des dilatations et rétractions relatives des étages du visage. C'est la Cérébralité de cet Extraverti, ou l'Affectivité de cet Introverti, qui fonde leurs comportements, leur conduite générale au quotidien. La structure globale du bâti (musculaire, graisseux, osseux et cartilagineux) rattachera donc le type mixte à Soleil, à Vénus ou à Terre pour ce qui concerne les propriétés dominantes de sa personnalité. Sauf de rares exceptions, l'individu aura pris conscience de ces propriétés dominantes. Et si ce n'est pas le cas « spontanément», il se reconnaîtra sans peine dans la description du comportement correspondant. Ses proches, du moins, le reconnaîtront. À ce type dominant répond un profil psychologique particulier, tel qu'il ressortirait des tests de caractère portant sur les propriétés fondamentales d'Émotivité, d'Activité et de Retentissement. Ainsi, pour la typologie astrale, on aurait: — le type Soleil, Rétracté Sthénique Cérébral, répond au profil du Passionné: Émotif, Actif et Secondaire; — le type Mars, Rétracté Sthénique Affectif, correspond au profil du Colérique Introverti: Émotif, Actif et Primaire; — le type Terre, Dilaté Sthénique Instinctif, aboutit au profil du Flegmatique: non Émotif, Actif et Secondaire; — le type Jupiter, Dilaté Sthénique Équilibré, répond au profil du Sanguin Extraverti: non Émotif, Actif et Primaire; — le type Saturne, Rétracté Asthénique Équilibré et Conflictuel, recoupe le profil du Sentimental: Émotif, non Actif et Secondaire; — le type Mercure, Rétracté Asthénique Cérébral, correspond au profil du Nerveux Introverti (Distant ou Hautain): Émotif, non Actif et Primaire; — le type Vénus, Dilaté Asthénique Affectif, aboutit au profil du Nerveux Extraverti (Surplastique): Émotif, non Actif et Primaire, comme Mercure, à la dilatation près; — le type Lune, Hyperdilaté, Hyposthénique Cérébral-Instinctif, répond au profil de l'Amorphe Extraverti: non Émotif, non Actif et Primaire; — le profil de l'Apathique: non Émotif, non Actif et Secondaire, est absent de la classification astrale. Nous joindrons donc sa physionomie à notre propre classification des types mixtes, sous les traits d'un Rétracté Asthénique, de tendance Instinctive, dont la structure particulière des vestibules sensoriels formera l'un des signes distinctifs majeurs. Une génération de familles de personnalités Une gradation de compensations Chaque type de base constitue une famille de personnalités en s'unissant à tel ou tel autre type complémentaire, plus ou moins antinomique du premier. On peut être Passionné paracolérique, ou Flegmatique parasentimental. Ces combinaisons que notre imagination a du mal à concevoir, la nature les fournit en abondance. Elle en propose même de plus complexes encore, à trois, quatre, voire cinq types morphologiques simultanés: Saturne-Mars-Mercure, par exemple, dont l'analyse est bien sûr plus ardue. Pour notre part, nous nous limiterons le plus souvent aux types binaires, en affinant l'appréciation des tendances morphologiques propres aux traits du visage. À l'intérieur de chaque famille morphologique, nous distinguerons trois cas distincts de mixité: — les compensations dites « partielles», — les contradictions patentes, ou compensations « croisées», — l'accord entre l'inconciliable, soit l'« ambivalence» généralisée de la personnalité, selon que la compensation portera sur une seule des propriétés fondamentales du caractère, ou bien deux, ou bien encore les trois à la fois, des deux personnalités « assemblées» dans le type mixte considéré. Ainsi, le type Jupiter-Mars rassemble les personnalités d'un non Émotif-Actif-Primaire et d'un Émotif-Actif-Primaire (nE.A.P. + E.A.P.): il s'agit d'une compensation partielle de la non-Émotivité de l'un par l'Émotivité de l'autre. Son profil psychologique afficherait 4 ou 5 pour l'Émotivité, 8 ou 9 pour l'Activité, et 1 ou 2 pour le Retentissement. Rappelons ici que la psychologie d'un être méconnaît totalement les règles, pourtant élémentaires, de l'arithmétique: on n'additionne pas les indices pour en dégager des moyennes. Un non-Émotif 2 qui compense un Émotif 8 ne donne pas « forcément» un type mixte d'Émotivité 5, mais parfois 6, 7, ou bien 4, 3, jamais 9 ni 1 toutefois. Plus complexe est la personnalité d'un Terre-Saturne, qui unit et oppose tout ensemble un non-Émotif-Actif-Secondaire et un Émotif-non-Actif-Secondaire (nE.A.S. + E.A.S.). Deux des trois propriétés fondamentales se contrarient, se « croisent». Le profil psychologique y est plus « plat»: 4 ou 5 pour l'Émotivité, 5 ou 6 pour l'Activité, 8 ou 9 pour le Retentissement. Et pourtant, à en juger par l'allure de la courbe du caractère, la personnalité de Terre-Saturne est plus « conflictuelle» que « neutre». Il faudra alors séparer deux façons de résoudre cette « tension» entre propriétés antinomiques: une « dissolution» du conflit par l'inhibition de l'individu (ici l'activité et l'affectivité), qui produira un comportement assez conforme au tracé linéaire de la courbe; ou bien un « éclatement» de la personnalité, qui tire de cette contradiction des tendances une source féconde d'enrichissement, de Sthénie psychique, de complexité dynamisante, ce que ladite courbe ne laissait pas présager. L'enquête est alors ouverte, et il nous faudra relever les signes qui dévoilent la manière dont le sujet vit ses contradictions. Il sera dès lors question de compensations « croisées», tantôt « dynamisantes», tantôt « inhibantes». L'ambivalence des tendances, des sentiments, des attitudes psychologiques Mais la mixité peut rapprocher des caractères en tout point opposés. Un Jupiter-Saturne mêle un non Émotif-Actif-Primaire et un Émotif-non Actif-Secondaire, un pur Extraverti et un pur Introverti, un être parfaitement sociable et « intégré» et un être farouchement individualiste et subjectif. Va-t-on vers une « déflagration» de la personnalité? Ou saura-t-on concilier l'inconciliable? Une section entière sera consacrée à ces cas d'antinomies totales, fort intéressants pour la psychologie. Ce seront les « types Ambivalents». Rassurez-vous cependant: ce dictionnaire ne tournera pas au manuel de psychiatrie, car il s'en faut de beaucoup qu'une personnalité « double» tienne de la pathologie. Précisons au demeurant que cette terminologie ambiguë relève davantage du procédé didactique que d'une quelconque réalité « tangible». Par souci de simplicité et de clarté, nous présenterons souvent un type mixte comme s'il formait un véritable couple d'individus se fondant l'un dans l'autre, alors qu'il ne s'agit que d'une figure de rhétorique. Il en va de même pour ces « instances» de la personnalité que sont le Conscient et l'Inconscient, que nous avons parfois appelés le Moi et le Ça. Jamais personne n'a vu ni ne verra le Moi d'un sujet quitter le corps pour aller travailler tandis que le Ça resterait au lit à savourer une voluptueuse grasse matinée: le Conscient et l'Inconscient ne forment pas deux identités distinctes, mais deux entités du Soi, cette « psyché» de l'individu, une et indissoluble. Le lecteur ne s'étonnera donc pas, et n'y verra nulle signification pathologique ou surnaturelle, de ces descriptions où, pour « faire image», nous associons mixité du caractère et combinaison de couples. Il pourra en revanche, à l'occasion, reporter la description au cas d'un couple réel, qui accomplit lui aussi ses compensations, qui vit ses oppositions et ses complémentarités de façon à « ne plus former qu'un», comme le dit si bien monsieur le maire à la signature du contrat, ou le chef de service quand il forme un « tandem» de collaborateurs. nous prépare un autre dictionnaire consacré plus précisément à ce sujet, riche s'il en est. MARS, une famille de Colériques SOLEIL, une famille de Passionnés JUPITER, une famille de Sanguins TERRE, une famille de Flegmatiques MERCURE, une famille de Nerveux Hautains VÉNUS, une famille de Nerveux Surplastiques SATURNE, une famille de Sentimentaux LUNE, une famille d'Amorphes Les visages de l'APATHIE Réconcilier l'inconciliable: LES TYPES AMBIVALENTS

Les planches

Type Mars — un Colérique
Mars— Type Mars — un Colérique

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