Astrodivinum

Le dictionnaire des visages

Se découvrir, se connaître — le caractère

PROPRIÉTÉS DU CARACTÈRE ET COMPOSANTES DE LA PERSONNALITÉ Indépendamment de toute considération morphologique, mais en tenant compte toutefois des données somatiques et physiologiques, les caractérologues ont défini des « propriétés» du caractère, regroupées en « typologies», des classifications qui doivent permettre à chacun de positionner son propre tempérament par opposition à celui de ses semblables. Ces propriétés doivent pouvoir être isolées les unes des autres, elles doivent éviter les interférences. Si l'on est ceci, à un degré déterminé, on doit aussi pouvoir être cela, à un degré quelconque, sans que la qualité de ceci interfère en quoi que ce soit sur la possibilité d'être cela. C'est ainsi que sont nées les notions de « propriétés fondamentales» du caractère. Pour l'école de Groningue (Wiersma, Heymans, puis Le Senne et Berger, en France), ces propriétés fondamentales sont: l'Émotivité, l'Activité et le Retentissement Primaire ou Secondaire. On peut être Émotif et Actif, comme on peut être Émotif et non Actif, ou non Émotif et Actif, et le degré d'Émotivité sera sans incidence sur le degré d'Activité. L'objectif de ces caractérologues était de définir des types de caractère (au nombre de huit, comme nous l'avons dit plus haut) qui permettraient d'identifier et de différencier les êtres, les « individus». C'est dire que l'on doit pouvoir déterminer si l'on est Émotif ou non Émotif, d'abord, mais que l'on peut aussi évaluer de manière chiffrée le degré d'Émotivité (de 1 à 10) par le biais de questionnaires — les « tests» — auxquels on répond en toute conscience et en toute sincérité. De même, pourra-t-on apprécier son Activité et le Retentissement de ses représentations, pour obtenir in fine son « profil de caractère», qui sera une variante particulière et quantifiée de l'un des huit « types fondamentaux», qui sont: le Passionné, le Colérique, le Flegmatique, le Sanguin, le Sentimental, le Nerveux, l'Apathique et l'Amorphe. La caractérologie de C.G. Jung est, quant à elle, fondée sur des propriétés différentes: l'Extraversion et l'Introversion, et, à l'intérieur de cette dichotomie, sur quatre tendances de la personnalité. On sera alors Extraverti du type Pensée, ou Intuition, ou Sentiment, ou Sensation, et de même pour l'Introversion. Chacun de ces termes a un sens très particulier pour les caractérologues, qu'il est indispensable de préciser, dans la mesure où ce sont aussi des termes du langage courant, et où le sens habituel, déterminé par l'usage, est différent de la signification scientifique. S'il est donc utile, dans le cadre de ce dictionnaire, de clarifier le sens de ces termes, de manière à nous appuyer ensuite sur un langage unitaire et non équivoque, le but essentiel que nous poursuivrons sera, avant toute chose, d'établir la correspondance entre ces approches classiques de la personnalité et la morphologie des sujets. Ce sera l'objet de la section suivante qui nous donnera matière à nous reconnaître dans telle ou telle physionomie « typique», dont les grandes lignes du caractère, les plus importantes, seront développées. Dans nos descriptions, nous aborderons les autres caractéristiques de la personnalité: le caractère étant la donnée de base, native par hypothèse des auteurs, les attitudes psychologiques, ainsi que le comportement, sont tout aussi significatifs de notre tempérament, et ils seront décrits pour leurs aspects dominants, chaque être méritant, à lui seul, un nouveau volume qui lui serait spécifique, sans jamais être sûr, pourtant, de parvenir à l'exhaustivité. C'est bien pour cela que certains psychologues ont cru bon de rejeter en bloc toute tentative de classification typologique, et notamment les « behavioristes» qui ont professé que ce qui se passait dans la « boîte noire» nous étant définitivement occulté, il valait mieux ne retenir de la psychologie d'un individu que son comportement, c'est-à-dire ses réactions aux stimuli, et ne considérer, plus particulièrement, que la manière de créer les « renforcements» de tel ou tel comportement vis-à-vis de telle ou telle situation. Sans vouloir invalider en quoi que ce soit cette perspective de la connaissance, nous regretterons que, faute de pouvoir aller assez loin dans un domaine, on choisisse de ne pas y aller du tout! Les types psychologiques de C. G. Jung Au sein des deux grandes tendances de la personnalité, Extravertie et Introvertie, C. G. Jung distingue quatre types, définis par ce qu'il considérait être les quatre facettes du psychisme: la Pensée, le Sentiment, la Sensation et l'Intuition. Sa description du type Pensée correspond à peu de chose près à notre Cérébral, celle du type Sentiment à notre Affectif, et celle du type Sensation à notre Instinctif. Le type Intuition, quant à lui, échappe à une description psychologique simple à appréhender, de même, par conséquent, qu'à une description morphologique monolithique. Ce type perd donc de sa valeur opérationnelle. de C. G. Jung En rapprochant cette classification de la typologie astrale, on peut considérer que Mercure est un Introverti du type Pensée, Mars un Introverti du type Sentiment-Sensation, Vénus un Extraverti du type Sentiment-Intuition, Terre un Extraverti du type Sensation, Lune un Extraverti du type Pensée-Sensation, Saturne un Introverti du type Pensée-Intuition, Jupiter un Extraverti du type Sensation-Intuition et Soleil un Introverti du type Pensée-Sensation. Les propriétés fondamentales du caractère ÉMOTIVITÉ ET NON ÉMOTIVITÉ Le langage courant confond les termes d'émotivité et de sensibilité, et parfois d'émotivité et de nervosité. De plus, la sensibilité est généralement perçue comme une « qualité» de la personne plutôt qu'une « propriété» de son caractère. A la limite, on dit d'un être qu'il est « sensible» pour dire « intelligent», « fin», « délicat» dans ses relations avec autrui, ou dans ses considérations morales. Bien qu'il y ait des zones de recoupement entre l'Émotivité du caractérologue et cet ensemble de traits et « vertus» du cœur et de l'esprit, la différence est essentielle, sur le fond. L'Émotivité ressortirait plus volontiers du domaine pathologique et de ses « troubles» physiologiques. Observez un être émotif. Dès que la moindre difficulté se présente, il est pris de tremblements, il s'agite, perd la mémoire, transpire, devient maladroit et brutal, intempestif, ou muet. Le sens commun du mot « nervosité» est finalement plus proche de l'Émotivité, ainsi définie, que celui de « sensibilité». Il tend, lui aussi, vers l'état pathologique, d'« instabilité de la conduite» ou de « surexcitation». Après tout, telle était la dénomination initiale de la « névrose». Observez, à l'inverse, un être peu émotif. Il sera le dernier à pleurer lors de la représentation d'un mélodrame bouleversant. Il gardera la tête froide devant un danger imminent. Il aura l'air placide et confiant, parfaitement à l'aise, dans des situations critiques. Rien ne l'ébranlera que de véritables catastrophes. On voit bien que si le terme d'« insensibilité» convient partiellement — encore que notre personnage puisse être parfaitement apte à évaluer les situations qui ne l'« énervent» pourtant pas, encore que son jugement moral ne soit nullement à mettre en question du fait qu'il ne réagisse pas, émotionnellement parlant, aux situations décrites —, les termes de « flegme» ou de « maîtrise de soi» sont plus adaptés pour rendre compte de son comportement. A noter cependant que la « volonté» n'est nullement à prendre en considération, en l'occurrence, comme on aurait aussi tendance à le penser: il ne s'agit que de réactions réflexes ou physiologiques, tels le clignement des yeux, la fébrilité, l'afflux de sang du visage, ou la lividité du visage exsangue, par exemple, entre autres désordres somatiques ou biologiques dus à l'Émotivité. Les propriétés fondamentales du caractère ACTIVITÉ ET NON ACTIVITÉ Le sens courant du mot « activité» n'est pas, non plus, celui que lui attribuent les psychologues. On entre dans la vie active et l'on en sort à la retraite. On peut déborder d'activité avant, pendant ou après la vie professionnelle, et être un Actif, aussi bien qu'un non-Actif. Par exemple, les romantiques du siècle dernier se répandaient en mille besognes, s'exténuaient parfois à la tâche, sans être expressément des Actifs. Certains hommes politiques se dépensent avec beaucoup de fougue durant leurs campagnes, en un mouvement incessant, une agitation, une exaltation et une ardeur considérables, mais sont cependant des non-Actifs du point de vue de leur caractère. Lorsque la campagne se termine, ils s'abandonnent à leur vie végétative, ils reviennent à l'indolence et à l'inertie qui sont le propre de leur personnalité. Ainsi faudrait-il distinguer l'activité physique de l'activité intellectuelle, l'activité qui se déploie sous le stimulus de l'émotion, ou du goût personnel, ou du projet, ou de la passion, de celle qui est entretenue par la Sthénie du sujet. Les ressources d'énergie mobilisées par l'individu Sthénique se déversent spontanément dans l'action physique corporelle. Celle-ci peut être « gratuite», le sport, le défi lancé à soi-même ou aux autres, l'affrontement pour l'affrontement. Elle peut être aussi « construite» autour d'un dessein, un record que l'on se donne pour vocation d'atteindre, une maison que l'on bâtit soi-même pour occuper ses loisirs, un jardin que l'on retourne dès que l'on a une heure devant soi. Pour l'Actif, la vie est mouvement et entreprise. La promptitude dans l'action est un pur réflexe, indépendant de la volonté, pour ainsi dire. Alors que pour le non-Actif la vie serait plutôt repos statique et contemplation soumise. Il faut que l'événement le « tire de sa torpeur» pour que se brise son attitude de passivité et d'attentisme. Mille raisons viennent toujours se dresser contre une action à entreprendre. Remettre à plus tard est une habitude promue au rang des préceptes de base. L'oisiveté est un état de grâce, dont les réjouissances sont des délices à nul autre pareil. Les propriétés fondamentales du caractère RETENTISSEMENT PRIMAIRE ET SECONDAIRE Certains êtres réagissent à l'événement comme de véritables caisses de résonance. La moindre excitation, la moindre turbulence émotionnelle ou intellectuelle provoque en eux des répercussions intenses et persistantes. Ils sont tels ces diapasons dont on apprécie la justesse, l'amplitude et la durée du son qu'ils émettent lorsqu'on les fait vibrer. Ils se comportent en témoins fidèles et constants des stimuli qui les affectent. D'autres, au contraire, étouffent rapidement ces résonances. Le bruit est vite assourdi, la vibration est peut-être intense, mais elle est éphémère. La caractérologie de Le Senne mesure par le « Retentissement» les incidences des impressions causées par l'événement sur le sujet. Ces incidences sur le comportement sont appréciées sur le plan de la durée, promptitude et persistance, et de l'intensité, amplification ou minimisation des effets. Le psychiatre Otto Gross, puis l'école de Groningue ont baptisé ces modes de retentissement des termes de « Primaire» et « Secondaire», termes dont on peut regretter le caractère péjoratif qu'on leur attribue généralement. Aussi devons-nous nous débarrasser de ces préjugés quand nous dirons de quelqu'un qu'il est Primaire, car cela ne veut pas dire que « c'est un primaire», c'est-à-dire un être fruste, primitif, voire débile. De même que nous n'attribuerons aucune supériorité — qui serait parfaitement superfétatoire — au Secondaire. Pour un Primaire, la réaction est vive, immédiate et vigoureuse, et de faible retentissement. L'excitation ou les répercussions s'effacent rapidement et la mémoire ne se charge d'aucune résonance, qui pourrait troubler ou motiver le sujet par la suite. L'impression ou la « représentation» n'ont pas d'échos. Pour un Secondaire, la réaction est retardée, comme inhibée par la réflexion, mais de fort retentissement. Il rumine, agit à contretemps, et parfois à contresens puisque sa réaction ne correspond plus à la situation nouvelle. En somme, il donne un retentissement considérable à des événements qui ne sont plus actuels. Ce retentissement va jusqu'à conditionner son comportement futur dans des situations peu ou prou similaires. Le Secondaire devient, ainsi, rancunier, passéiste, mais aussi fidèle et profond. Il « va au fond des choses» alors que le Primaire « glisse» sur l'événement et n'en voit que les aspects superficiels et instantanés. Nous devons à Jean-Jacques Rousseau une belle description de ce comportement typique de Secondaire qu'est l'« esprit de l'escalier». Les propriétés fondamentales du caractère EXTRAVERSION ET INTROVERSION C'est le type de relation qu'un individu entretient inconsciemment avec les gens et les objets qui l'environnent qui permet de diagnostiquer une attitude Extravertie ou Introvertie. Précédemment, nous avons associé la faculté d'adaptation à la description que donne C.G. Jung lui-même des deux tendances de la personnalité. Encore est-il utile de rappeler que la notion d'adaptation est toute relative. En Occident, la personne qui noue des relations faciles avec autrui, à propos d'une rencontre fortuite, qui voit vite l'avantage qu'il peut tirer d'une situation quelconque, d'une « occasion qui fait le larron», qui réagit de façon spontanée aux événements, qui témoigne même d'une certaine exubérance, qui parle haut et fort, qui ne fait montre, en somme, d'aucune timidité et d'aucune méfiance, une telle personne est jugée bien adaptée. Son insertion sociale sera facile, et, probablement, sa réussite assurée sur le plan relationnel avec ses collègues de travail, supérieurs et subordonnés. En Orient, il en est tout autrement, car la réserve, la retenue y étaient considérées, au moins jusqu'à un passé récent, comme des données socialement supérieures. La relation nouée « toute réflexion faite», mais solidement et durablement établie, représenterait, là-bas, le véritable ciment social. Cette précision étant apportée sur la notion d'adaptation, il ressort donc qu'elle caractérise bien celle de l'Extraversion de Jung: une sociabilité à la Jupiter. Symétriquement, Saturne est le prototype même de son Introverti, l'être subjectif et Secondaire par excellence. Par extension, le langage courant a fini par confondre Extraversion et extériorisation des sentiments, Introversion et discrétion des manifestations. L'Extraverti est démonstratif, et l'Introverti réservé. Il est vrai que l'Introverti a un comportement « renfermé». Qu'une attitude, ou une parole, un geste, le choque, et le voici cantonné dans ses retranchements, effarouché, comme menacé par Dieu sait quel danger, offusqué par Dieu sait quelle injure. Il n'y a rien de trop dans l'arsenal d'autoprotection qu'il s'est forgé dans sa retraite. Bien entendu, plus l'agression est forte et plus endurcie est la réplique, plus puissante et marquée l'attitude — ou le réflexe — d'intériorisation. On retrouve l'individualisme de Saturne, opposé autant que faire se peut au désordre exubérant du bruyant Jupiter, qui extériorise sans aucune retenue la moindre de ses émotions, ou de ses pensées, ou de ses pulsions. Mais si l'extériorisation est un effet probable, et donc fréquent, de l'Extraversion, elle n'en est ni l'apanage ni l'exclusivité. Certains comportements expansifs de Primaire Émotif, soumis à une forte tension affective, ne sont pas à attribuer à l'Extraversion mais à une simple agitation passagère. En somme, il convient de ne pas confondre la cause et l'effet, en la matière. Les quatre attitudes psychologiques de l'individu vis-à-vis du milieu EXTRAVERSION ACTIVE (Dilatation Sthénique) Action sur le milieu pour en accentuer les faveurs Comportement opportuniste Conduite expansive INTROVERSION ACTIVE (Rétraction Sthénique) Action sur le milieu pour le réduire à son image Comportement dominateur Conduite agressive EXTRAVERSION PASSIVE (Dilatation Asthénique) Pas d'action sur le milieu, auquel on s'adapte spontanément Comportement conciliant Conduite végétative INTROVERSION PASSIVE (Rétraction Asthénique) Pas d'action sur le milieu, considéré d'un point de vue subjectif Comportement inhibé Conduite d'isolement SYNTHÈSE: LE CARACTÈRE LE TEMPÉRAMENT LA PERSONNALITÉ La chimie du Caractère Nature et Culture, l'inné et l'acquis Telles sont donc ces « propriétés fondamentales» qui constituent la base de notre caractère, tout comme les éléments chimiques fondamentaux du tableau de Mendeleïev constituent la base de toute matière. Mais à l'instar de ces deux atomes d'hydrogène (H) qui, en se combinant avec un atome d'oxygène (O), donnent, ô surprise, une molécule d'eau (H₂O) aussi liquide que les autres étaient gazeux, à l'instar d'ailleurs de ces mêmes atomes d'hydrogène, qui, sous certaines conditions de température et de pression, se solidifient, de même que les molécules d'eau se vaporisent sous certaines autres, il apparaît clairement, à l'observation, que chacune des propriétés fondamentales du caractère, chacun de ces éléments indépendants, ne vaut que par sa combinaison avec les autres, et par les intensités respectives de chacun d'eux dans le « mélange». De plus, ils ne valent tous qu'en tant que constituants « natifs» ou naturels de la personnalité. La part réservée à la « culture» est faible dans cette appréciation de la personnalité. En effet, un Émotif Actif est très différent d'un Émotif non Actif du point de vue de son comportement habituel. De même, un être très Émotif, coté 8 ou 9 dans les tests de caractère, est infiniment plus vulnérable qu'un être modérément Émotif, coté 6 ou 7. Enfin, un individu qui est né Émotif verra cet héritage « inné» sensiblement modifié par ses apprentissages personnels et tout l'« acquis» qui en résulte. Nature et Culture se le disputent en influences aussi essentielles qu'insidieuses dans sa conduite quotidienne. La psychologie n'agit pas par tout ou rien Le Caractère et le « rôle» De plus, et cela n'a aucunement échappé à la sagacité des caractérologues de l'école de Groningue, personne n'est totalement Primaire, ni totalement Secondaire. Des situations particulières, des états d'esprit particuliers déterminent des réactions aux antipodes des tendances dominantes d'Activité, d'Émotivité ou du Retentissement. Pour Jung, un Extraverti refoule toujours de façon inconsciente des tendances Introverties qui le « gênent», mais qu'il ne « cultive» pas moins pour autant. Voici donc le champ immense qui s'ouvre devant nous à l'instant où nous allons aborder la troisième partie de ce dictionnaire. Un champ proprement illimité, dont la richesse n'a d'égal que l'émerveillement que l'on peut éprouver au spectacle que nous offre la nature dans sa prodigieuse imagination créatrice. Encore nous bornerons-nous, dans le cadre de ce dictionnaire, à ne décrire que ce que nous appellerons le « comportement naturel» des personnages que nous évoquerons, celui qui correspond à leur tempérament confronté à tel ou tel stimulus, et indépendamment de leurs tendances ou de leurs aptitudes à « prendre sur soi» et adopter une tout autre conduite. Chacun de nous est familier de tout un registre d'attitudes qu'il endosse à l'occasion, quand il doit « jouer un rôle» déterminé. Nous sommes nous-mêmes, mais nous sommes aussi autant de « personnages sociaux», autant de « figures» ou de « masques» que les exigences professionnelles, sociales, familiales exigent que nous soyons. Il y a en chacun de nous un Napoléon et une Bérénice, un Vautrin et un Goriot toujours prêts à « assumer» les circonstances où ces personnages sont plus adéquats que notre « moi naturel». L'homme est fait de nature mais aussi de volonté, d'autonomie, d'attitudes et d'aptitudes, psychologiques et corporelles, puissant et vulnérable, fier et malléable à la fois, fragile, en somme. Il est aussi façonné par son « histoire» personnelle et par l'histoire de son milieu. Aucune typologie simple, aucune modélisation réductrice ne viendrait à bout des innombrables facettes de sa personnalité, de ses ressources et de ses faiblesses.

Les planches

Extraverti, type Sentiment-Sensation (n° 132)
N°1Extraverti, type Sentiment-Sensation (n° 132)

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Introverti, type Pensée (n° 133)
N°2Introverti, type Pensée (n° 133)

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Introverti, type Sentiment-Sensation (n° 135)
N°1Introverti, type Sentiment-Sensation (n° 135)

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Extraverti, type Sentiment-Intuition (n° 134)
N°2Extraverti, type Sentiment-Intuition (n° 134)

- bbox: left=0.09,top=0.40,right=0.50,bottom=0.75

L'Émotivité extériorisée — un Affectif (n° 136 / 137)
AffectifL'Émotivité extériorisée — un Affectif (n° 136 / 137)

Un Affectif (Dilatation relative de l'étage médian) est nécessairement un être émotif.

L'émotivité inhibée (n° 138 / 139)
N°1L'émotivité inhibée (n° 138 / 139)

La réciproque n'est pas vraie: un Émotif ne présente pas nécessairement de Dilatation relative de l'étage médian (Mercure, par exemple). Il peut même présenter une Rétraction en profondeur de cet étage (Saturne, par exemple).

L'Activité des Instinctifs Sthéniques (n° 140 / 141)
SthéniqueL'Activité des Instinctifs Sthéniques (n° 140 / 141)

La Dilatation relative de l'étage inférieur d'un visage Sthénique ajoute à l'Activité une certaine vigueur dans l'entreprise. La saillie « en museau» des récepteurs sensoriels dénote, quant à elle, la vivacité des réactions, la célérité dans les activités sportives, par exemple. Ainsi s'opposent l'Activité du lanceur de marteau et celle du coureur cycliste.

L'Activité et la réactivité émotionnelles (n° 142 / 143)
N°1L'Activité et la réactivité émotionnelles (n° 142 / 143)

L'Émo-Activité constitue une difficulté d'appréciation pour l'observateur. Il ne faut, en effet, pas confondre l'Activité toute « somatique» des Sthéniques et la vive réactivité affective de certains Émotifs Asthéniques qui, ne contenant pas les effets de leurs états d'âme, adoptent une conduite plus désordonnée qu'active.

Émotivité et Secondarité (n° 144 / 145)
N°1Émotivité et Secondarité (n° 144 / 145)

La Secondarité d'un Émotif non Actif accentue la retenue du comportement. La conduite pourrait devenir timorée, alors qu'à l'Émotif Actif, la Secondarité apporte méthode et persévérance. La conduite devient alors entreprenante et créative.

Deux Actifs, l'un Primaire et l'autre Secondaire (n° 146 / 147)
N°1Deux Actifs, l'un Primaire et l'autre Secondaire (n° 146 / 147)

Il y a, entre deux Actifs non Émotifs, l'un Primaire comme le type Jupiter, et l'autre Secondaire comme le type Terre, un monde du point de vue de leurs attitudes psychologiques et corporelles, de leurs aptitudes relationnelles, de leurs motivations à agir.